mardi 19 décembre 2006

Pour nous, c'est elle !

Christophe Girard, adjoint au Maire de Paris, chargé de la culture
Ségolène Royal incarne l’énergie face aux habitudes, l’espérance face au défaitisme ambiant, l’authenticité face aux calculs d’appareil, le courage face aux attaques, la nouveauté face aux vieux schémas, les citoyens face aux élites, l’ordre juste face au laisser-aller inéquitable. Pour toutes ces raisons, elle suscite l’intérêt et l’adhésion et paraît en mesure de réinstaller la gauche au pouvoir après cinq années d’une droite dure avec les gens modestes, complaisante avec les plus favorisés, faussement sécuritaire.

Valentine, nouvelle adhérente au Parti Socialiste
Ségolène Royal est, pour moi, l’image du renouveau, d'une France qui refuse de se voiler la face, donc intelligente, honnête et lucide, l'image d'une France ouverte au reste du monde et qui même s'en inspire, où les jeunes actifs ont et prennent toute leur place.
A 22 ans, je ne pourrais pas vivre dans un pays répressif
où je n'ai pas le droit de rêver. Alors oui, j’ai envie de faire confiance à Ségolène Royal et à l'avenir qu'elle nous propose.


Pascal et David, nouveaux adhérents
Nous soutenons la candidature de Ségolène Royal parce qu'elle est la seule à renouer le fil avec les catégories populaires. Depuis 20 ans, à chaque élection, on souligne la désaffection des catégories populaires envers le PS. Aujourd’hui les travailleurs modestes votent davantage FN ou UMP que socialiste. Par chance, nous avons une candidate qui, parce qu’elle écoute et respecte les français les plus modestes, est en retour écoutée, et entendue.


Roseline, membre de Rénover Maintenant

Ségolène Royal incarne pour moi une nouvelle forme de gouvernance : proche des Français, à l'écoute, faisant remonter démocratiquement les préoccupations de ses concitoyens pour en faire un mode de gestion plus "référendaire" sur les grandes questions programmatiques. Elle représente pour moi la réalité du socialisme, celui plus proche des origines, loin des guerres de clan, des luttes fratricides et des appareils verrouilleurs. Son programme est notre programme.

Christine Frey, conseillère du 3eme arrondissement

Si je soutiens Ségolène Royal, c’est parce qu’elle incarne pour moi l’expérience concrète au service de valeurs de gauche et la volonté de mettre en œuvre notre projet en prenant à bras le corps les préoccupations des Français. Elle propose une démarche innovante, porteuse d’un renouvellement de nos pratiques institutionnelles et politiques. Elle seule me semble à même, face à une droite populiste, d’imposer une vision populaire et de renouer le lien avec nos électeurs.


Monique Saliou, Déléguée nationale aux relations avec les PS européens
Ségolène Royal est celle qui peut incarner un autre visage de la France, plus respecté parce que plus jeune, moins stéréotypé et plus volontaire. A l'étranger et notamment en Europe, personne ne s'y trompe. Ses positions en faveur d'une Europe des politiques communes en phase avec les enjeux actuels (énergie, environnement..), outre qu'elles réconcilient le "oui" et le "non" en France, sont accueillies comme un moyen de relancer l'Europe par la plupart de nos partenaires du PSE. Personne ne doute de sa ténacité, de sa détermination, de sa volonté et de son sens de l'intérêt général. Ce sont de telles qualités qui font les femmes d'Etat.

Thomas, nouvel adhérent au Parti Socialiste
Elle est aujourd'hui la seule à gauche qui a réellement tiré les leçons du 21 avril. Elle s'exprime sur les sujets que la gauche a toujours refusé de traiter pour de mauvaises raisons.
Elle allie, par son action dans sa région, la parole aux actes, ne multiplie pas les effets d'annonce et travaille dans le bon sens, pour tirer sa région vers le haut. Et c'est ce travail qu'elle fera pour la France en 2007, après son élection à la Présidence de la République.

Camille Montacié, première adjointe au Maire du 3ème
Dés 2004, j’ai vu se profiler un duel convenu entre les candidats qui considéraient que leur tour était venu. Le travail de Ségolène Royal en tant que Présidente de région a montré à la fois sa capacité à créer du lien entre politique locale et nationale, à chercher au plus pr
és des citoyens des politiques réalistes et adaptées. On nous a tellement reproché l’éloignement et le discours technocratique ! Enfin, l’attachement au projet socialiste, c’est pour moi la question de confiance primordiale. L’oubli ou le manquement à nos promesses est la première cause de nos échecs électoraux.

Eric, adhérent depuis 1975
Pour moi c’est clair, Ségolène est la seule candidate crédible pour faire vivre le projet socialiste, renouveler les pratiques politiques et reconquérir les classes populaires : donc pour rassembler la gauche et gagner en 2007 !



Marc Lebret, membre de Rénover Maintenant
Ségolène Royal est différente. Par sa manière de parler, de communiquer avec les gens, elle met en pratique une autre manière de faire de la politique. Avec l'attachement à la démocratie participative ou, très concrètement, les forums en rond avec des citoyens au même niveau plutôt qu'avec un fossé entre dirigeants et dirigés. Elle a su créer autour d'elle un mouvement citoyen de fond. Les 35.000 contributions sur son site, qui font l'objet de synthèses régulières, l'attestent.

vendredi 15 décembre 2006

Ségolène Royal et l'excellence environnementale

Ségolène ROYAL répond à Nicolas HULOT

pour "Le NOUVEL OBSERVATEUR"

Ségolène Royal : "Ce que je veux dire à Nicolas Hulot"

Pour « Le Nouvel Observateur », la candidate socialiste explique pourquoi elle est « favorable à la signature du pacte écologiste ». Elle répond point par point à ses propositions qui sont, à ses yeux, « des premiers pas » encore insuffisants pour relever le triple défi de la lutte pour l'environnement, de l'urgence sociale et du développement économique durable.

Le « pacte écologique » est un engagement qui touche au coeur de l'exigence environnementale, mais je propose de lancer dès maintenant une nouvelle étape allant au-delà.J'ai placé l'excellence environnementale au coeur de mon programme et je placerai le développement durable au coeur de mon action. La France doit devenir exemplaire en matière de politiques publiques visant au développement durable dans l'ère de l'après-pétrole.

Dans ma région, j'ai appliqué cette politique par la preuve en assignant l'objectif d'excellence environnementale au territoire, notamment avec l'initiative Climat qui reprend les objectifs de Kyoto. Depuis le Sommet de Rio en 1992, où je représentais la France en tant que ministre de l'Environnement, l'évolution n'est pas bonne. Pourtant, la prise de conscience est là. Manque la volonté politique. Nous avons une responsabilité historique face aux défis du changement climatique et à la préservation de la biodiversité. Nous ne devons pas avoir peur d'affronter cette réalité nouvelle, mais au contraire la saisir comme l'occasion d'une révolution douce dans nos modes de production et de consommation.Le bilan de la droite sur le développement durable est catastrophique pour la France : dégradation de la recherche, comme l'a relevée la revue de référence « Nature » le 23 novembre 2006, recul sur la taxe sur les véhicules polluants, baisse du budget de l'Ademe...

Le dernier plan national d'allocation des droits d'émission a été retiré par le gouvernement français au dernier moment, pour éviter un refus certain, car il prévoyait des quotas d'émissions supérieurs à ceux de 2005. En matière de développement durable, la gauche et la droite, ce n'est pas équivalent !Le panorama présenté par Nicolas Hulot dans son livre est une bonne base de travail. Je suis favorable à la signature du « pacte écologique » et je me réjouis du succès de cette initiative qui traduit la maturité de l'opinion publique.Mais le schéma proposé est incomplet : le développement durable est un problème éminemment politique. Les solutions technologiques ou fiscales ne suffiront pas. De puissants lobbies sont dans la place, comme nous l'avons vu sur la directive Reach (contre les composants chimiques toxiques) : il faut une volonté politique inébranlable pour leur faire face et pour réorienter l'économie. Il y a un lien entre les enjeux environnementaux globaux et les questions de pauvreté et d'immigration.

Le véritable défi est de concilier la lutte pour l'environnement avec l'urgence sociale et la croissance économique durable.Je suis animée par cette volonté et je m'engage, si je suis élue, à mettre tout en oeuvre pour que la France devienne le pays leader de l'excellence environnementale, de la réussite économique et de l'ordre social juste.De même, j'affirme ma volonté de tenir bon sur les mesures les plus difficiles, celles qui engagent les rapports de force les plus délicats et qui permettent des sauts qualitatifs importants. J'annoncerai tout au long de ma campagne les actions que je défendrai après mon élection : je m'engage ainsi à ce que plus un seul permis de construire ne soit délivré s'il n'intègre pas les énergies renouvelables. Cela permettra un cercle vertueux « gagnant-gagnant » : les mesures étant annoncées à l'avance, avec l'assurance que mon engagement sera inflexible, le secteur économique pourra anticiper les décisions, ce qui permettra à la fois des améliorations de l'environnement et la création de milliers d'emplois.Voilà la nouvelle donne environnementale que je veux instaurer : je ne veux pas d'une politique environnementale punitive, qui alourdit l'impôt. C'est la force de l'anticipation et la stabilité de la volonté politique qui forment le socle indispensable du « pacte écologique » auquel je m'engage.

En matière environnementale, il n'y a rien de pire que l'instabilité juridique, car cela rend impossibles les anticipations.Si je suis élue, c'est la présidente de la République qui sera garante des choix de la croissance durable !Si le climat n'a pas de frontière, le changement climatique et le passage à l'après-pétrole ne frapperont pas tout le monde de la même manière. Certes le diagnostic de la crise n'est ni de droite ni de gauche, mais seule une véritable politique de gauche permettra d'éviter que ce soient les plus modestes qui soient les plus touchés par les désordres écologiques. Je souhaite que la structure gouvernementale reflète les trois axes de notre action : priorité à l'excellence environnementale, à parité avec les préoccupations sociale et économique. Il y aura donc, aux côtés du Premier ministre, ces trois piliers de l'action gouvernementale, à autorité et capacité d'intervention égales.Nicolas Hulot défend la démocratie participative pour la définition et la mise en oeuvre de ces politiques. J'en suis la plus ardente avocate, car pour que les rapports entre science et société ne soient plus marqués par la défiance et le soupçon, nous devons développer des conférences de consensus.Quant aux interrogations sur l'agriculture, là encore, je m'appuierai sur ce que je fais en Poitou-Charentes comme preuve de mon engagement pour que les subventions soient réorientées vers l'agriculture biologique et les filières durables, et approvisionnent les cantines publiques et pour que les cultures OGM de plein champ soient interdites. En tant que présidente, je négocierai la réforme de la politique agricole commune.Je vous propose une nouvelle étapeLes cinq propositions de Nicolas Hulot sont des « premiers pas ». Il faut renforcer notre engagement sur les changements climatiques (la taxe carbone ne suffira pas) et le rendre cohérent avec les mesures sectorielles proposées (sur l'agriculture par exemple).

Je m'engage donc sur :
- l'exemplarité de l'Etat et des administrations en matière d'excellence environnementale ;
- une politique des transports ambitieuse prolongeant les mesures encore trop faibles du Plan Climat ;
- l'incitation des entreprises à faire des efforts importants de recherche et développement pour l'efficacité énergétique ;
- la réduction de l'utilisation des substances dangereuses pour la santé publique.

A ce stade, la formulation des objectifs est centrée sur la France, sur l'intervention de l'Etat et finalement assez peu sur une démarche préventive et incitative, y compris au niveau des territoires et des entreprises. Les développements sur l'économie de la fonctionnalité sont pertinents, mais pourquoi ne pas mettre à contribution les industriels et la grande distribution ? La sobriété doit intéresser tous les secteurs industriels : certains pourraient être utilisés comme pilotes. C'est le cas des industries de l'emballage.Les conséquences de la raréfaction des ressources fossiles sont insuffisamment soulignées. Le cadre français ne peut suffire à traiter cette question. Il faut envisager la dimension politique, les implications sociales et géostratégiques, et l'espace européen.Nous avons à construire un nouveau pacte national, semblable à celui qui, après la guerre, a permis la reconstruction de l'Europe !Je m'engage pour que soient préservées les valeurs de solidarité entre générations, entre régions, entre pays, entre territoires, entre activités économiques (celles qui dépensent de l'énergie, celles qui en consomment moins) et même entre régions du monde (les zones productrices de pétrole, les zones importatrices) contre les déséquilibres générateurs de tensions et de menaces sur la paix.

En matière internationale, une Organisation mondiale de l'Environnement sans pouvoirsne suffit pas : un Conseil mondial du Développement durable doit assurer la primauté des droits fondamentaux, sociaux et environnementaux dans le cadre d'une nouvelle hiérarchie des normes internationales. L'intervention européenne coordonnée est nécessaire pour une politique européenne durable qui permettra d'éviter que la libéralisation des marchés ne débouche sur la constitution de trusts de l'énergie. Cette politique s'appuiera sur la création de pôles de compétitivité européens, notamment en faveur d'investissements massifs dans les énergies renouvelables.L'Europe par la preuve doit être au centre de la politique environnementale. Dès la présidence allemande en 2007, et surtout pendant la présidence française de l'Union européenne en 2008, il faudra travailler à une nouvelle politique européenne de l'environnement et de l'énergie autour d'un groupe d'Etats ayant une approche commune et engageant un vaste programme de recherche, d'économies d'énergie et d'investissement (ferroutage).

Je m'engage à oeuvrer au sein de l'Union européenne à la réintégration des Etats-Unis ainsi que de la Chine et de l'Inde (assortie de conditions) dans le processus de négociationpost-Kyoto. Pour être efficace, la mobilisation doit être planétaire.Je m'engage également pour que toutes les initiatives des collectivités locales (comme la nouvelle Charte du Développement durable des régions) soient encouragées par l'Etat.

Quant à la proposition de taxe carbone, elle doit être évaluée avec soin et n'est en tout cas pas suffisante. Elle ne doit pas pénaliser injustement les plus modestes. Elle devrait permettre d'investir dans la recherche et le développement, les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, l'isolation, le ferroutage, les transports collectifs en ville.Cette taxe ne peut s'envisager sans un schéma de compensation efficace. La baisse des charges sociales sur le travail (pour éviter les délocalisations d'activités consommatrices d'énergies fossiles) peut être une piste. Il faut mettre en place une fiscalité environnementale globale. Un moyen rapide et efficace d'intervention consiste à introduire une variable environnement dans les multiples instruments fiscaux existants :

je m'engage pour une TVA tendant vers zéro pour toutes les écoactivités et les produits responsables.Il faut enfin lancer un vaste plan d'économies d'énergie. L'isolation des habitations est cruciale : toutes les chaudières au fioul devront être remplacées sous cinq ans, avec le soutien d'aides fiscales. Je m'engage pour que des aides à l'isolation dans les logements anciens soient accordées.

L'efficacité énergétique passe aussi par des normes sévères sur les appareils électroniques et les éclairages. Je m'engage à une réforme des marchés publics en faveur de critères environnementaux favorisant les nouvelles filières (papiers recyclés, bois certifiés).En matière économique, la labellisation environnementale rend attractifs des produits qui tout au long de leur cycle de vie respectent les normes environnementales. Le bien-être environnemental, la qualité de l'air, de l'eau sont aussi importants que la croissance du PIB, dont les critères doivent être modifiés. C'est aussi un enjeu de santé publique, permettant d'assurer à chacun - salariés ou consommateurs - que sa santé n'est pas mise en danger.Merci à Nicolas Hulot d'avoir fait émerger la prise de conscience de l'urgence écologique. Il a montré que les Français se soucient de l'état dans lequel ils laissent la planète aux générations futures.Je veillerai à ce que cette question reste centrale tout au long de la campagne.Je m'engage aujourd'hui, comme je l'ai fait en tant que ministre et dans ma région, en faveur du développement durable.

Je ferai de l'environnement l'un des coeurs de mon action, comme un pilier de la croissance durable et de l'ordre social juste.

Le Nouvel Observateur


jeudi 14 décembre 2006

Une rencontre avec les socialistes du 3ème



CAFE POLITIQUE AGORA 3,

organisé par le PS du 3ème arrondissement


Mercredi 20 décembre à 19h30, salle Elzévir (2 bis rue Elzévir):

café politique Agora 3 sur le thème de “la jeunesse en danger”


avec Manuel Pallacio, auteur de "La justice des enfants perdus" .

Venez nombreux et nombreuses débattre avec l'intervenant et les participants de la question très sensible de la justice des mineurs, qui évolue de façon inquiétante du préventif vers le répressif et abandonne la conception éducative des textes votés au lendemain de la seconde guerre mondiale.

mercredi 13 décembre 2006

sondage BVA-Orange du 13 décembre 2006

Intentions de vote 1er tour
Si le 1er tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain et que vous ayez le choix entre les candidats suivants, pour lequel y aurait-il le plus de chances que vous votiez ?

Base : 797 personnes inscrites sur les listes électorales

Deux hypothèses : une avec Michèle Alliot-Marie (MAM), une sans

L’analyse de Jérôme Sainte-Marie, directeur de BVA Opinion

Domination du duopole Royal - Sarkozy


Avant le début de la campagne électorale, les différences de présence médiatique entre les candidats jouent pleinement, ce qui favorise les deux ou trois principales figures, au détriment d’autres candidats dont les électorats ne se mobilisent vraiment que quelques semaines avant le scrutin. Le premier élément de cette première vague est ainsi l’écrasante domination de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy dans leur camp respectif, qui rassemblent ensemble les deux tiers des intentions de vote. En conséquence, l’extrême gauche d’une part, avec 10% Marie-George Buffet incluse, et l’extrême-droite, 9 à 10% pour Jean-Marie Le Pen selon les hypothèses, réalisent un score limité à plusieurs mois du scrutin réel.

Si Michèle Alliot-Marie ne rallie que 3%, François Bayrou prouve d’une part qu’il est capable de réaliser un score significatif (7 ou 9% selon les hypothèses) et d’autre part qu’il s’est constitué un espace politique singulier : en termes de second choix comme de reports d’intentions de vote, ceux qui ont cité son nom inclinent davantage pour Ségolène Royal. Ainsi, parmi les électeurs ayant l’intention de voter pour lui au premier tour, plus de la moitié (53%) se reportent sur Ségolène Royal au second, tandis qu’ils sont 43% à choisir Nicolas Sarkozy. Au second tour, la candidate de gauche atteint 51% des intentions de vote. Par ailleurs, six électeurs de Jean-Marie Le Pen sur dix voteraient pour Nicolas Sarkozy au second tour.

Ségolène Royal bénéficie de son voyage au Proche-Orient

En novembre, Nicolas Sarkozy était considéré comme représentant mieux la France à l’étranger que Ségolène Royal : un mois après, ce jugement c’est inversé au profit de la candidate socialiste. Si celle-ci est jugée moins compétente ou moins capable de faire respecter l’autorité de l’Etat que son concurrent, elle continue aux yeux de Français à davantage incarner le changement. Les prises de position de Ségolène Royal sur le nucléaire iranien, diversement connues – 38% des Français disent en avoir entendu parler -, suscitent un jugement guère enthousiastes, 31% des sympathisants de gauche exprimant même leur opposition. Cependant, l’idée qu’il faut empêcher l’Iran d’accéder au nucléaire civil si ce pays refuse les contrôles internationaux s’impose sans mal, quelle que soit l’inclinaison politique des répondants. Il y a donc un bénéfice réel pour Ségolène Royal à son déplacement à l’étranger, sans qu’il soit directement lié aux propos qu’elle y a tenus.

Fiche technique : Sondage réalisé par l’Institut BVA auprès d'un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. 952 personnes ont été interrogées par téléphone du 11 au 12 décembre 2006. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession du chef de famille après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les intentions de vote ont été établies auprès de 797 personnes inscrites sur les listes électorales en tenant compte de l'intention d'aller voter, de la certitude du choix et du vote antérieur. La notice détaillée est disponible à la Commission des sondages.